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L’Etat est au rendez-vous de l’investissement en Corse

 

Messieurs les Présidents,

je vous remercie d’abord pour votre invitation à cette inauguration d’un équipement exceptionnel.

Vous nous avez invités, Mme la Rectrice et moi-même, pour l’inauguration d’un établissement où le niveau d’investissement de l’Etat a été effectivement exceptionnel.

Exceptionnellement fort car là où ailleurs sur le territoire national, les bâtiments scolaires de l’enseignement secondaire sont financés intégralement par les régions, ici, en Corse, à Ajaccio, ce collège a été financé à 70% par l’État.

C’est donc un véritable honneur et une grande joie que de contribuer à l’ouverture de ce collège. L’ouverture d’un bâtiment d’enseignement est en effet toujours un acte important pour un territoire et pour sa jeunesse.

La jeunesse n’est-elle pas notre meilleur investissement pour l’avenir ?

Et l’État est à nouveau au rendez-vous en Corse pour soutenir l’investissement, et vous pourrez toujours compter sur la mobilisation de l’Etat pour continuer à investir massivement sur ce territoire, notre territoire.

L’État, soutien à l’investissement de la construction du collège du Stiletto
• Depuis 2002, le Programme Exceptionnel d’Investissement (PEI) aide la Corse à résorber son déficit en équipements et en services collectifs.
• Près de 41 M€ ont été investi par le PEI dans l’enseignement secondaire depuis 2002. Précédemment à Ajaccio, le PEI avait déjà permis la restructuration et réhabilitation de l’internat du LEP du Finosello.
• La construction du collège du Stiletto avait été rendu nécessaire du fait de l’obsolescence des infrastructures du collège des Padules qui a fermé définitivement cet été.
• Cette nouvelle construction a donc été soutenue par l’Etat, au taux maximal où il pouvait le faire, en finançant 70% du coût du projet soit 21 M€.

Les investissements de l’État soutiennent largement le développement du quartier du Stiletto
Dans ce nouveau quartier du Stiletto, l’État ne s’est pas contenté de financer le collège. L’ensemble des équipements de ce quartier du Stiletto a majoritairement bénéficié de cet investissement de l’État auprès des collectivités locales.

Ainsi,
• L’État s’est mobilisé pour le financement de la construction du Palatinu (à hauteur de 9,6 M€). Cette salle omnisport couverte qui accueille des compétitions nationales, mais aussi des spectacles culturels.
• La déchèterie bénéficie également du soutien de l’ADEME pour la réhabilitation de son site, ce qui permettra l’amélioration de ses performances.
• Et de manière encore plus emblématique, je dois citer la construction du nouvel hôpital d’Ajaccio qui a été pris en charge à 100% par l’Etat à hauteur de 130 M€. C’est le seul établissement de santé en France à avoir été financé à 100% par l’État et je dois préciser qu’il s’agit du chantier le plus important mené au niveau national au niveau des infrastructures de santé.
• L’État s’est engagé également dans le financement des accès routiers : aujourd’hui ce sont les travaux sur la rocade qui sont financés par le PEI, mais demain l’État investira dans les travaux de construction d’une voie nouvelle pour relier le Stiletto et la Caldaniccia.
• Bientôt ce sera la réalisation du futur téléphérique, qui permettra également la desserte du collège en provenance du fond de baie d’Ajaccio ou de Mezzavia. L’État est déjà mobilisé pour accompagner ce projet auprès de la CAPA.

L’État est donc le principal financeur de tous les équipements structurants qui nous entourent dans cette zone de devenir du pays ajaccien où se côtoieront les services publics les plus essentiels pour la population corse.

L’État continuera dans les années à venir à soutenir massivement les projets structurants pour la Corse
• Il reste aujourd’hui des possibilités de financement sur le PEI.
234 M€ de projets peuvent encore être sélectionnés. J’invite donc les collectivités, en particulier la Collectivité de Corse, qui nous invite aujourd’hui, à se mobiliser pour faire aboutir des projets concrets avant fin 2020. C’est en effet une opportunité exceptionnelle pour une Collectivité régionale d’être en mesure de pouvoir faire financer massivement par l’État des équipements à des taux si importants. Je m’en réjouis.
• J’invite donc la Collectivité de Corse à utiliser ces leviers exceptionnels de financement du PEI qui témoignent de la solidarité nationale envers la Corse.

• Il faut aussi préparer dès maintenant l’après 2020. Le PTIC, annoncé par le Président de la République et confirmé par le premier Ministre lors de sa venue le 4 juillet dernier, contribuera à cet égard au développement durable de la Corse et répondra aux besoins fondamentaux de ses habitants, par une politique ciblée de projets structurants.

• La construction du PTIC, mais également du nouveau CPER avec un éventail de mesures nouvelles, associera encore davantage les acteurs locaux : élus à travers la conférence des maires et la société civile à travers une nouvelle instance de type grand débat. Elle s’effectuera en lien étroit entre l’État et la Collectivité de Corse. C’est ce que le Premier Ministre a rappelé récemment par courrier au président du Conseil Exécutif.

• Car en définitive, ce n’est pas sur les postures que nos concitoyens nous jugeront mais sur nos décisions, nos actes et le courage qu’ils révèlent. Le temps effacera les paroles, seules les réalisations concrètes resteront.

Alors, ne manquons pas ce nouveau rendez-vous pour l’avenir de la Corse !

Pour conclure mon propos, je citerai un mot de Mona Ozouf tiré de son ouvrage Les mots des femmes, essai sur la singularité française :

« la liberté de l’ironie est pourtant ici partout présente,
à la manière d’un sourire intérieur. »