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Nouvelle prorogation de l’interdiction d’emploi du feu en Corse jusqu’au lundi 3 novembre inclus

 

Le Préfet de Corse-du-Sud et le Préfet de la Haute-Corse sont conduits à prononcer une nouvelle prorogation de l’interdiction totale d’emploi du feu jusqu’au lundi 3 novembre inclus.

Cette mesure est dictée par la situation météorologique que connaît actuellement la région.

En effet, les conditions de sécheresse demeurent extrêmement préoccupantes au regard du risque incendie : depuis plusieurs mois, les départements de Corse du Sud et de la Haute-Corse connaissent une absence généralisée de précipitations significatives et cet état de sécheresse très marqué renforce le risque d’éclosion et de développement d’incendies sur l’ensemble de la région.

Pour ces raisons, les Préfets ont requis la prolongation de la présence des moyens aériens nationaux en Corse (deux pélicans à Ajaccio et deux trackers à Bastia). De plus, 40 personnels de l’UIISC 7 de Brignoles sont maintenus en renfort des effectifs de l’UIISC 5 de Corte.

Une surveillance régulière est effectuée par des patrouilles renforcées des forces de police, gendarmerie et forces mobiles et les contrevenants à l’interdiction stricte de faire du feu sont systématiquement verbalisés.

Des infractions ont déjà été constatées et des procédures judiciaires engagées depuis le 1er octobre.

Cette interdiction d’emploi du feu pourra être réévaluée au cours de la semaine afin de tenir compte de l’évolution des conditions climatiques.

L’interdiction d’emploi du feu s’applique à toute personne. Les brûlages de végétaux, les feux de camp ou encore l’utilisation de réchaud et de barbecue, sauf à moins de 5 mètres d’une construction débroussaillée, dotée de l’eau courante et de l’électricité, sont interdits. Il est aussi formellement interdit de fumer dans les forêts, les landes et les maquis.
Le non-respect de l’interdiction d’emploi du feu peut engager la responsabilité civile de l’auteur et l’exposer, le cas échéant, à des poursuites pénales. Les peines d’amende applicables peuvent aller jusqu’à 100 000 € et à des peines d’emprisonnement.

La protection des personnes, des biens, de l’environnement repose sur le civisme de tous.