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Prévention des risques estivaux : canicule, baignade, défenestration...

 

Jeudi 12 juillet 2012

 

Le plan canicule

Le ministère chargé la santé, en collaboration avec tous les organismes de santé nationaux et locaux, a élaboré un dispositif d’actions locales et nationales à mettre en œuvre par les pouvoirs publics afin de prévenir et réduire les conséquences sanitaires d’une canicule.

Ce dispositif s’organise autour de cinq piliers :
-  mise en œuvre de mesures de protection des personnes à risques hébergées en institutions,
-  repérage des personnes à risques isolées,
-  système d’alerte adapté,
-  appel à la solidarité,
-  dispositif d’information pour tous.

Le plan national canicule présente trois niveaux :
1. la veille saisonnière ;
2. la mise en garde et actions (MIGA) ;
3. la mobilisation maximale.

Le plan national canicule peut être activé sur tout ou partie du département, en fonction des informations transmises par l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Des acteurs locaux préparés

À l’instigation dupréfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, et en collaboration avec les acteurs locaux de la santé et de la protection sociale (direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations, Agence Régionale de Santé, conseil général, maires des principales communes du département, association départementale des maires, représentants des institutions intervenant dans le champ sanitaire et médico-social, et représentants au titre de la permanence des soins), un dispositif de veille est mis en place tout au long de cet été. Le préfet s’est assuré de la mise à jour du dispositif d’aide éventuel au profit des personnes fragiles (personnes âgées et handicapées, enfants en bas âges, personnes sans-abri, travailleurs et sportifs, etc.) en cas de fortes chaleurs. Les cellules interrégionales d’épidémiologie activeront tout au long de l’été leur réseau de surveillance et d’alerte basé sur des données sanitaires.

Des outils de prévention et d’information

Du 1er juin au 31 août, la plate forme téléphonique « canicule info service », dont le numéro vert est le 0 800 06 66 66, est mise en place par le ministère chargé de la santé, du lundi au samedi de 08h à 20h. Il a pour mission de diffuser des messages préenregistrés de conseils et de recommandations et de traiter les demandes d’informations générales de la population.

Des spots radios et TV, également élaborés par l’INPES seront diffusés en cas d’alerte, sur instruction du ministre chargé de la santé sur les chaînes et stations concernés (Radio-France, TF1, France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, Canal+, M6, les chaînes TNT gratuites ainsi que certaines TV locales).

La préfecture vous recommande de vous assurer lors des chaleurs de l’été  :

- que votre habitation permet de limiter les conséquences de fortes chaleurs et dispose de volets extérieurs, de rideaux ou de stores permettant d’occulter les fenêtres, et que votre réfrigérateur est en bon état de fonctionnement

- que vous disposez de ventilateur, voire de climatiseur

- que vous connaissez les lieux climatisés proches de votre domicile tels que les grandes surfaces, les cinémas, certains lieux publics

- que les personnes âgées, les personnes fragiles ou isolées de votre famille, de votre entourage ou de votre voisinage peuvent être suivies, accompagnées et aidées dans leur vie quotidienne en cas de forte chaleur

- si vous souffrez d’une maladie chronique et/ou suivez un traitement médicamenteux, consultez votre médecin traitant afin qu’il vous donne les conseils nécessaires ou adapte éventuellement votre traitement

Dans tous les cas, s’il est prévu de fortes chaleurs et que vous vous interrogez sur votre santé ou celle d’une personne de votre entourage, consultez votre médecin traitant ou votre pharmacien qui pourra vous donner tout conseil utile.

Les risques de noyade

Pour vous baigner, choisissez les zones surveillées où l’intervention des équipes de secours est plus rapide.

- Restez toujours attentif à vos enfants, même si la zone est surveillée.
- À votre arrivée sur votre lieu de séjour, informez-vous sur les zones de baignade pour savoir si elles sont surveillées, interdites ou dangereuses.
- Renseignez-vous également sur la nature des vagues, des courants et des marées.
- Respectez toujours les consignes de sécurité signalées par les drapeaux de baignade.
- Assurez-vous que les conditions de baignade ne vont pas devenir dangereuses au cours
de la journée.
- Consultez régulièrement les bulletins météo.
- Ne consommez pas d’alcool avant et pendant la baignade.
- Ne surestimez pas votre condition physique et souvenez-vous qu’il est plus difficile de nager en milieu naturel (mer, lac, rivière) qu’en piscine.

Avec vos enfants…

-  Restez toujours avec vos enfants quand ils jouent au bord de l’eau ou lorsqu’ils sont dans l’eau.
-  Baignez-vous en même temps qu’eux.
-  Pendant la baignade, désignez un seul adulte responsable de leur surveillance.
-  Apprenez-leur à nager le plus tôt possible.
-  Équipez-les de brassards (portant le marquage CE et la norme NF 13138-1) adaptés à la taille, au poids et à l’âge de l’enfant (voir informations sur le produit et la notice d’information) dès qu’ils sont à proximité de l’eau.
-  Même s’ils sont équipés de brassards, surveillez-les en permanence.
-  Méfiez-vous des bouées ou des autres articles flottants (matelas, bateaux pneumatiques, bouées siège...), ils ne protègent pas de la noyade.

Quant à vous…

-  Si vous ressentez le moindre frisson ou trouble physique, ne vous baignez pas.
-  Prévenez vos proches lorsque vous allez vous baigner.
-  Respectez strictement les zones destinées à la baignade, les consignes des sauveteurs
-  et les drapeaux de baignade.
-  Rentrez progressivement dans l’eau particulièrement lorsque l’eau est froide et que vous vous êtes exposé au soleil ou que vous avez consommé de l’alcool.
-  Soyez vigilant dans les vagues et faites attention à leur zone d’impact
-  Avant de partir nager au loin, assurez-vous que votre forme physique vous permet de revenir sur la terre.
-  Ne surestimez pas vos capacités.

Si vous pratiquez une activité nautique :

-  Pratiquez toujours votre activité dans les zones autorisées.
-  Ne consommez pas d’alcool avant et pendant.
-  Tenez compte de votre forme physique.
-  Ne partez jamais seul et informez vos proches de votre destination et de votre heure de retour prévue.
-  Informez-vous sur les conditions météo avant de partir.
-  Respectez les consignes de sécurité.
-  Équipez-vous des articles de sécurité recommandés (bouées, gilets de sauvetage, casques…).

ZOOM SUR LES BAIGNADES EN PISCINE

Rappel de la loi :
- Equipez votre piscine de barrières, abris de piscine ou couverture pour empêcher physiquement l’accès au bassin
- Equipez votre piscine d’alarmes sonores pour être informé de la chute d’un enfant dans l’eau ou de l’approche du bassin

A proximité de la piscine, gardez à portée de main une perche, une bouée, un téléphone pour donner l’alerte le plus rapidement possible.

Après la baignade :
- Sortir tous les objets du bassin et remettre en place le dispositif de sécurité
- Si vous disposez d’une piscine en « kit », retirez l’échelle pour en condamner l’accès.

Restez vigilants également autour des points d’eau, même de petite taille, qui restent des zones dangereuses, notamment pour les enfants : bassins d’ornements de jardin, étangs, mares, puits, lavoirs, zones de récupération d’eau…

LA SURVEILLANCE ACTIVE ET PERMANENTE PAR UN ADULTE RESTE LE MEILLEUR MOYEN DE PROTEGER VOS ENFANTS.

La défenestration

Campagne nationale de prévention nationale de prévention des défenestrations accidentelles d’enfants : « FENÊTRE OUVERTE = DANGER »

Les défenestrations accidentelles chez les enfants constituent un problème de santé publique, principalement lié à l’habitat de grande hauteur. Chaque année, plus de 250 enfants de moins de 10 ans sont victimes de chutes à grande hauteur, communément appelées défenestration. 10 % de ces chutes seraient mortelles et 40 % laisseraient des séquelles permanentes aux victimes. Ces accidents sont plus fréquents au printemps et en été et se produisent pour moitié pendant la préparation des repas, hors de la vigilance des parents.
Tous les ans, des enfants meurent ou se blessent gravement en chutant d’une fenêtre ou d’un balcon.

Préconisations :
- veiller à refermer systématiquement les fenêtres quand vous quittez une pièce où se trouve un enfant
- ne pas placer des meubles, objets ou chaises à proximité des fenêtres, dont un enfant pourrait se servir en tant que marchepied pour escalader jusqu’à la fenêtre, ou le haut d’un balcon.

Il existe également des dispositifs de protection de fenêtres, limitant son ouverture : entrebâilleurs, garde-corps ou barrières… La vigilance des parents reste la meilleure protection contre un éventuel accident, 62 % des défenestrations surviennent alors que l’ouverture des fenêtres dispose d’une protection.

PRUDENCE AUSSI POUR LES ADULTES

Soyez vigilants lors de travaux de nettoyage ou si vous entreprenez d’améliorer votre habitat :
- Fermez les volets,
- Vérifiez la stabilité de votre escabeau, de votre échelle,
- Evitez de travailler sur un sol glissant,
- Selon l’ampleur des travaux, posez des garde-corps ou rambardes devant les fenêtres et balcons,
- Demandez de l’aide pour accomplir les tâches en hauteur.

Rappel : interdiction d’emploi du feu

L’emploi du feu est interdit par arrêté préfectoral sur l’ensemble du département du 30 juin au 30 septembre.

L’interdiction d’emploi du feu s’applique à toute personne. Durant cette période, sont notamment interdits les brûlages de végétaux, les feux de camp ou encore l’utilisation de réchaud et de barbecue (sauf à moins de 5 mètres d’une construction débroussaillée, dotée de l’eau courante et de l’électricité). Il convient également de rappeler qu’il est formellement interdit de fumer dans les forêts, les landes et les maquis.

Le non respect de l’interdiction d’emploi du feu peut engager la responsabilité civile de l’auteur et l’exposer, le cas échéant, à des poursuites pénales. A cet effet, la réglementation prévoit des peines d’amende pouvant aller jusqu’à 100 000 € ainsi que des peines d’emprisonnement.

Informations complémentaires :
http://www.sante.gouv.fr/
http://www.ars.sante.fr
http://www.inpes.sante.fr